13.11.2015. L’effroi à Paris

@julian hoffmann
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@rayclid
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© Benjamin Filarski
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Benjamin Regnier
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Capucine Moulas
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Jean-Baptiste Mignot
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Plantu
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Robabee
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Un homme tué par un homme effraye la pensée, un homme tué par les hommes la consterne. Victor Hugo

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Franz-Olivier GIESBERT interroge les philosophes

Cette semaine sur France 5: Jusqu’où l’homme peut-il jouer à l’apprenti sorcier?

Les grandes questions

C’est entouré d’invités tel Edgar MORIN, Cynthia FLEURY, Bernard DEBRE, Sylviane AGACINSKI ou encore Marie-Hélène BOURCIER que Franz-Olivier GIESBERT a choisi d’échanger pour aborder des thématiques scientifiques, biologiques et économiques, autour de la technique et du progrès.

L’humanisme

L’humanisme dans sa dualité, dans sa fragilité. Edgar Morin le dit, nous sommes partagés entre notre fragilité, et la force que nous avons de nous auto-gérer et ainsi modeler le monde. Pour le philosophe, la course que nous menons actuellement a pour seule arrivée le stress et toutes les conséquences qui en résultent. Le discours n’est pas ici moraliste, juste réaliste. Edgar Morin s’étonne fortement du peu de prise de conscience des hommes, face à cette arrivée. Mais la société d’hédonisme ne pousse certes pas à la révolte.

La nature

Le rêve Marxien est mis en relief: Conquérir la nature. Mais le paradoxe est notre propre esclavagisme face à cette conquête. Cette nature se soulèvera contre nous si nous n’utilisons pas notre intelligence pour vivre autrement. L’enjeu est donc d’introduire l’écologie dans la politique. Edgar Morin nous ramène au mystère de cette nature, qui contrairement à nous, est pleinement indépendante.

« La vérité de demain se nourrit de l’erreur d’hier » Antoine de Saint Exupéry

La technique=le progrès?

La question est oui. Une fois de plus : trop vite, trop loin, avec trop peu de recul. Cynthia Fleury a évoqué que nous avons conscience de la finitude, et que nous la sublimons. La question est : « la technique représente t-elle le déni de la mortalité ou de la finitude? » .

L’homme a peur de sa mort, et ne pense pas à la mort de son environnement. D’ailleurs, il y a un certain nombrilisme ici. L’homme veut vivre plus longtemps, en meilleure santé et plus beau. Il va chez les médecins et achète des produits en pharmacie. Et ce même homme va dans le même temps polluer, consommer des produits néfastes pour la biosphère, et consentir à laisser des magasins allumés toute la nuit, en vue d’un quelconque profit marketing.

Une note positive est lancée dans ce débat sur la médecine et l’environnement : « je suis persuadé que l’intelligence collective est prometteuse« , Cynthia FLEURY. Le progrès représente un autre songe de l’homme, une quête, mais est-il source de menace? « Notre système d’éducation sépare les problèmes et nous empêche de prendre ensemble la complexité du réel » Edgar Morin. Mais Comment généraliser les prises de consciences?

« Exiger l’immortalité de l’individu, c’est vouloir perpétuer une erreur à l’infini » CHOPENHAUER

Le sexe

Marie-Hélène BOURSIER est présente pour mettre en avant le mouvement Queer. Les questions sociologiques actuelles sont donc discutées, comme le mariage pour tous, mais outre le mariage au sens strict, la possibilité de jouer avec les cellules de l’homme pour une égalité complète de l’homme et de la femme, en vue de rapprocher les genres. La médecine doit être mesurée. Des questions d’éthique sont posées, sommes nous conscients des conséquences de nos actions? Le principe de précaution de 2005 reste aussi discutable. Le but étant de combattre, endiguer et éradiquer les risques, quitte à ne rien faire ( cela me rappelle une pièce de théâtre hier soir, dont j’écrirai un article bientôt).

« Le plus grand risque de l’humanité, c’est de ne pas en prendre »

Voici quelques bribes de cette émission qui est diffusée en replay. Je terminerai sur cette citation :

« Le monde a commencé

sans l’homme

Et il s’achèvera sans lui« 

Claude LEVI-STRAUSS